Le Togo :

C’est l’un des plus petits pays de l’Afrique de l’Ouest mais certainement l’un des plus dynamiques : avec Lomé sa capitale à taille humaine qui a su développer son port en eaux profondes pour récupérer le surplus de trafic du Ghana, avec son coté moderne et futuriste du centre ville, avec son réseau routier en bon état  permettant la desserte  aisée du Burkina Faso, du Ghana et du Bénin. Sans toutefois aller jusqu’à dire qu’il n’y a pas de pauvreté.

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 La région Maritime : les rouleaux de l’Océan Atlantique, avec une eau à plus de 28°, viennent s’échouer sur de grandes plages de sable bordées de cocotiers.

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Quand on parle Afrique, on pense désert, sable, savane. On n’imagine pas un décor verdoyant. Et pourtant le Togo, c’est aussi un pays avec des reliefs. Dans la région  des plateaux, une jolie petite route touristique serpente  à travers une végétation luxuriante, pour rejoindre le point culminant  du Togo, au Mont Agou à 986 m !

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 Beaucoup de forêt de tecks, toujours bien entretenues par les villageois qui récupèrent quotidiennement le bois pour le vendre en fagots ou en charbon de bois, sur les bords de route

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La faille d’Aledjo reste une curiosité. Auparavant, tout le trafic routier empruntait ce passage.

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 Au village de Koutoukpa non loin de Sokodé, la cascade ne tarit jamais, même en pleine saison sèche. Par un astucieux système de captage et une tranchée dans laquelle vont être installés des tuyaux de qualité, l’eau va bientôt arriver à toutes les maisons. C’est Emmanuel du village et Maryse présidente de l’association alsacienne PLEIA (pour l’enfance d’ici et d’ailleurs) qui pilotent ce travail.

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Le braconnage est toujours un fléau au sein de toute l’Afrique de l’Ouest. Il ne reste plus beaucoup d’animaux. Trois jeunes éléphants du Burkina Faso ont été sauvés des braconniers et coulent une vie paisible près du campement Sara à Sarakawa où Alain-René nous a accueillis.

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Tout autour de Niamtougou, c’est la belle région montagneuse de l’Atakora  avec des villages très étendus, à l’architecture traditionnelle de cases rondes reliées entre elles sur le pourtour, avec cuisine, chambres et poulailler dans la même cour et des toits de paille . Pour les plus aisés, la maison est rectangulaire, plus grande, en pierre rouge du pays et avec un toit en tôle ondulée !.

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La vie s’organise autour des points d’eau, des cultures dans les bas fonds, du ramassage du bois pour la cuisine et de la paille cultivée puis séchée pour la remise en état des toits

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Les enfants et les jeunes du voisinage, écoliers, collégiens ou lycéens, font plusieurs kms tous les jours pour rejoindre leur école. Ils partent souvent le ventre vide. A six heures du mat’, Steve est là devant le camion, en attendant son petit déj’ que je lui prépare bien volontiers. Il découvre le chocolat, le lait et les tartines de miel. Un petit régal !!!

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 Nous lançons des belles parties de “Mémory” où tous, petits et grands se prennent au jeu. Nous sortons encore le yoyo, les dominos et aussi un peu de musique et nous voilà adoptés par tout le village. Chacun veut nous faire découvrir son quartier, sa maison. Sandrine, Paul et Dieudonné nous feront entrer dans leur case respective. Nous voilà au cœur de leur intimité de vie. Encore un monde de dénuement si difficile à imaginer. Mais leurs sourires surmontent tout.

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 Colette nous fera gouter le tchoukoutou, la bière locale fabriquée à partir du mil qu’elle fait germer puis l’écrase et le cuit de longues heures. La boisson est  très populaire, elle est bue dans une calebasse sous “l’apatam” (lieu de rencontres pour boire le tchoukoutou). Le plus difficile sera pour nous de décliner les invitations !

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Autres fléaux de l’Afrique de l’Ouest : le brulage et la déforestation. Les africains brulent champs et forêts pour désherber. Ils ramassent le reste de bois pour cuisiner. La foret recule, les femmes doivent aller chercher le bois de plus en plus loin. Nous devons être vigilants dans nos bivouacs sauvages afin de ne pas être encerclés par les flammes au milieu de la nuit !

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Sur le marché local de Niamtougou, Tiyeda discute chez la marchande de fruits. Habillée à l’Européenne, fine, élancée, des lunettes de soleil, nous la félicitons pour son excellent Français. Elle nous dit alors qu’elle est la présidente de la fondation “ Féconder cœurs et terres arides“ qui a créé un éco-village non loin de là. Elle nous y invite en nous remettant sa carte. Nous nous y rendons. Tiyda et Charles son mari, après avoir fait des études en France, reviennent dans leur pays et décident de créer un éco-village pour aider la population locale prise dans l’engrenage de la pauvreté. Sur une terre abandonnée, ils créent en 1984 à Baga le Cidap  (Centre International de Développement Agro-Pastoral) leur premier éco-village sur 18 ha et changent le modèle de l’agriculture traditionnelle : plus de brulage, on coupe les herbes, on ramasse les feuilles et on en recouvre le sol qui a la saison des pluies va les transformer en humus puis en terre. La végétation va redémarrer. Au fil des années ils ajouteront l’élevage de poules, de canards, le maraichage, le compost mais aussi un centre de formation, un hébergement, un restaurant. Un cercle vertueux basé sur leurs grandes compétences en agriculture biologique mais aussi sur leur volonté, leur énergie communicative, leur culture et leur intelligence. Bref, nous sommes sous le charme de Charles et Tyieda. D’autant plus qu’il y a 8 ans ils décident de passer la main et créent quelques kms plus loin à Natoung un nouveau centre sur 9 ha ! C’est là qu’ils nous reçoivent, nous invitent à leur table et à bivouaquer et nous font participer à leurs activités. Ils vont créer “le chemin de l’eau” en creusant des bassins qui se déversent l’un dans l’autre à la saison des pluies et vont remplir la nappe phréatique. Un travail titanesque et de l’eau toute l’année qui permet la “perma- culture”. Une  association permet aux villageois de travailler au moins un jour par semaine dans les cultures et d’en partagent les bénéfices.  Sa devise est : “Tous au travail pour le développement de tout l’homme et de tout homme” 

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Il y a plusieurs siècles, les Tambermas, une communauté de Burkinabés est venue s’installer au nord-est du Togo et au Bénin pour échapper à la guerre dans leur pays. Ancrés dans les traditions, ils ont conservé leur habitat traditionnel : les maisons “TAKIENTA” ou “TATA” qui ont la particularité d’avoir 2 étages, une exception dans l’habitat traditionnel de l’Afrique de l’Ouest.

C’est un décor de rêve, mais si la princesse est toujours pieds-nus, elle va chercher le bois pour la cuisine, n’a pas d’électricité et remplit sa bassine d’eau au puits et la rapporte sur la tête.

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Les Tambermas sont animistes. A l’entrée des forteresses il y a toujours les fétiches. Au rez de chaussé la cuisine, à l’étage les chambres, les greniers

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On fera un délicieux bivouac dans un champ au milieu de ces forteresses

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