L’Angola, le pays à la nature grandiose, amigo !

Le dernier à abolir l’esclavage, l’un des derniers à obtenir l’indépendance, en 1975 seulement, suivie de 30 ans de guerre civile avant d’offrir ces tous derniers temps un visa touristique de 1 mois en remplacement du visa de transit de 7 jours, l’Angola est un pays qui s’invente et qui oblige aussi à inventer les comportements touristiques pour ne pas en faire un Sénégal bis !

Deux partis politiques, le MPLA au pouvoir et UNITA dans l’opposition, qui non seulement ne sont pas arrivés à s’entendre mais qui, en plus, étaient à la solde de l’URSS pour le premier et des USA pour le second. Bel exemple de guerre d’influence déporté. Le pays a été démoli, les ponts coupés, les routes et les campagnes minées, les habitations mises à l’état de ruines. Cuba a envoyé des troupes, les gens se sont massacrés, une partie de la population reste invalide. Au cours de notre périple que n’aurons-nous pas vu comme imagination et énergie déployés par les hommes pour s’entre-tuer.

Fort de ces quelques notions d’histoire récente, nous entrons en Angola sans vraiment savoir ce qui nous attend.

Et bien l’Angola va nous surprendre !

C’est un pays de contraste entre ses villages de brousse et ses villes, modernes, en pleine reconstruction, à l’architecture futuriste et à l’activité débordante. Le long des routes, de multiples carrières, cimenteries, briquèteries et autres fabriques qui montrent une activité en marche. Les routes ont été rouvertes avec intelligence comme ces ponts métalliques jetés à côté des ponts cassés mais qui désenclavent bien des régions. Nous trouvons dans les villes, des rues goudronnées des superettes, du gasoil à 0,32 €/L et souvent des bâtiments neufs, des ronds-points, des lotissements, parfois un cinéma, une bibliothèque municipale, un musée. Dans les campagnes, nous voyons des hectares labourés au tracteur, des rampes d’arrosage comme en plein Roussillon. Nous percevons le glissement vers une autre Afrique, celle qui veut ressembler à l’Afrique du Sud.

Une population hyper sympathique, très accueillante et d’un contact très agréable. On y parle Portugais mais il est fréquent de rencontrer des Angolais parlant français, qui ont émigré dans les pays voisins pendant la guerre civile. Les Angolais ont la gentillesse et la bonne humeur des Portugais et des Africains réunis. Là-bas, nous sommes des « Amigo ».

Nous voyons des couples et des femmes faisant des activités avec leur mari qui eux-mêmes s’occupent des enfants.

On trouve une population nombreuse avec beaucoup d’enfants dans les écoles mais une démographie maitrisée.

Le pays est plus structuré, nous ne sommes pas sollicités pour changer des dollars dans la rue, il n’y a pas des centaines de motocyclettes prêtes à nous emmener n’importe où. On se prendrait presque à le regretter !

Mais toujours à l’entrée de la ville, une population qui ne se nourrit que de manioc. La croisée de l’industrialisation et de la pauvreté. On nous dira aussi qu’il y a des difficultés économiques et que bien des chantiers sont arrêtés. Pour ce qui nous concerne, nous aurons été bluffés par la rapidité de reconstruction du pays.

Et surtout une nature grandiose. Nous avons conscience de voyager en Angola dans ses plus belles années.

Notre premier bivouac se fera près d’une école. Surpris et ravis de notre visite, instituteurs et écoliers chanteront « Frère Jacques » en français et en dansant !

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On profite des paysages de brousse et de savane de toutes les couleurs. On traverse des villages traditionnels, et aussi des villages à toit plat qui font penser à la Mauritanie. Les points d’eau sont toujours des lieux très animés, très colorés.

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 Voici de nouveau de grandes et belles plages de sable, les rouleaux de l’océan, les beaux couchers de soleil souvent rouges et le spectacle des étoiles dans le ciel réinventé chaque soir.

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Des bateaux abandonnés en bord de plage, des chars et des tanks en brousse rappellent  les périodes troubles.

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Luanda, la capitale, ville moderne à l’architecture futuriste, en bord d’océan, protégé par la presqu’ile « Ilha do Cabo », tente de faire disparaitre les stigmates d’une période révolue par une activité débordante.

Quand en fin de journée on va faire un tour sur la « Marginale », le long de la baie, le garde de notre bivouac au club naval nous recommande de « revenir avant la nuit » ! Immeubles immenses en chantier, complexe routier inachevé, balade pour piétons, piste cyclable, bars et établissements « ambiancés », bancs pour les amoureux, jardin d’enfants et joggers nous sommes dans un autre monde. Des cireurs de chaussures aussi mais ce n’est pas New-York car ici ce sont des noirs qui cirent les chaussures d’autres noirs.

Pour ce qui est des taxis, c’est comme à Paris, il faut appeler la centrale !

Les asiatiques sont aussi très présents. Moins discrets que dans d’autres pays, ils se mêlent davantage à la population, font du tourisme et n’hésitent pas à afficher clairement la raison sociale de leurs activités en chinois ou quelque chose qui y ressemble.

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Les chutes de Kalendula nous offrent un spectacle de toute beauté. Les plus hautes chutes après Victoria Falls. Ce qui nous plaît c’est que le site n’est pas vraiment aménagé. Il y a quelques sentiers escarpés qui permettent de descendre au pied des chutes, quelques point-de vue à découvrir soi-même et puis le côté « aventure » où un jeune du village vous emmène par un gué carrément au milieu de la rivière pour se retrouver tout en haut sur un rocher sec au milieu des cataractes. Frissons garantis !

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Plus petites, moins impressionnantes mais non moins belles, les chutes de Binga pour une nuit en bivouac

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Les curiosités de la  nature ne demandent qu’à être observées au Miradouro da Lua

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Dans le canyon de Kikombo, les bananeraies bordent la rivière et, après la récolte, le transport se fait sur des barges

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Pour vivre ou survivre, les angolais n’hésitent pas à s’installer au bout du monde. Après 5 kms de piste, voilà qu’un chemin piéton continue sur 2 kms dans un univers escarpé, pour arriver à un village de pécheurs. Village qui est alimenté en eau potable qu’une fois par semaine, par camion-citerne et tuyaux dévalant la falaise. Les hommes partent à la pêche pendant que les femmes et les enfants font sécher le poisson et le vendent en bord de route

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Alternance de zones désertiques et de belles oasis où le maraichage est développé. De beaux marchés où l’on se régalera des fruits et légumes fraichement cueillis : oranges, citrons, fruits de la passion, papayes, bananes, goyaves, tomates. On achète au tas, on ne choisit pas sa quantité !

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 Il y a toujours quelque chose à vendre sur le bord de la route : fruits, antilopes, chauvesouris…

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Le sud de l’Angola nous réserve bien des surprises. La passe de Leba en quittant Lubango nous permet d’atteindre la porte d’entrée du désert de Namib.

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     Plante du désert, les Welwitschia Mirabilis, poussent d’un millimètre par an. La plus vieille, la plus haute mesure 1 m de hauteur (1000 ans).

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On ne voit pas beaucoup d’animaux dans cette partie du désert, ils sont trop furtifs pour nos yeux. Notre route croisera seulement un lapin sauvage, quelques oiseaux et des ânes.

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Seuls au milieu de nulle part, on adore

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Une petite incursion parmi les Mucubais. Très jeunes, avec des enfants en bas âge, visages fermées, on a du mal à les faire sourire. Surplombant la ville de Luango, Cristoreï protège-t-il aussi ces très jeunes filles ?

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“De Luango, n’allez surtout pas à Cristo Rei. Jésus, Marie, vous risquez seulement d’y perdre votre âme. Eh quoi, nos amies « bare-breasted » jeunes et jolies sont là en nombre et vous attendent pour la photo. Brigitte fait semblant de ne s’apercevoir de rien et prend des photos du site. Quant à moi, un essaim de jeunes filles à demi-nues m’accompagne et c’est troublant. J’en oublie Cristo Rei et son point de vue !

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Encore un site remarquable, la faille rocheuse de Tundavalo. Une vue sur la plaine à couper le souffle et un trou immense sans barrière. Comme une forme de liberté.

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Nous ferons un bivouac près de ce que les guides prétendent être le plus gros baobab d’Afrique. C’est une forêt de baobabs bordée d’une rivière bleue des mers du sud.

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Un mois, c’est trop court pour découvrir ce grand pays.

En route maintenant pour l’Afrique Australe, nous commencerons par la Namibie et avons hâte de parcourir les réserves d’animaux.


3 réflexions sur “L’Angola, le pays à la nature grandiose, amigo !

  1. Superbe reportage qui nous montre bien l’évolution de ce pays… et puis, Frère Jacques chanté par les enfants me touche tout particulièrement. Jacques Guilmet

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  2. Je viens de vous découvrir suite à la lecture d’une vidéo des Marioles Trotters sur YouTube et je pense que je vais me régaler en suivant votre périple. merci pour la qualité de votre écriture et de votre aventure!

    Aimé par 1 personne

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